Je suis de quart pour le lever du jour face à l’entrée de Rabat, capitale et ville du roi, où nous attendons la marée, la lumière du jour et l’accord du port à la VHF, et je ressens nettement que nous avons changé de continent.
Musique
A cinq heures, heure locale (2 heures de décalage avec la France), dans une brume qui me fait perdre les repères de la nuit qu sont les lumières de la ville, les signaux de navigation et les filets dérivants clignotant comme des sapins de Noel, un vrai cadeau pour les claquettes d’Armelle qui s’en ai vu pour tous les éviter, j’entends la première prière du jour sans distinguer encore le minaret de la mosquée en plein coeur de la Kasbah. Au même moment la curiosité des pêcheurs locaux, les propriétaires des jolis filets éclairés, les amène près du bateau sur des barques pétaradantes et fumantes de l’huile des moteurs qui me rappellent notre groupe électrogène et la trottinette à moteur à gazon du bord: Salam halaikoum… la pêche a été bonne? La nôtre à la traine cette nuit, c’est bernique…
Le bateau pilote vient nous escorter ainsi que deux autres voiliers surgis de la brume vers 8 heures du matin. Nous franchissons la passe en surfant sur deux ou trois vagues dignes d’ Hossegor et Lacanau et Armelle nous fait une belle entrée au port où deux bretons de Gémozac (explication à notre retour) qui vont vivre leur retraite en mer autour du monde nous attendent sur la panne.
A nous la médina, le thé à la menthe , la théière et les épices dans la liste de nos commisions.
PS: Emmanuel: désolé, nous ne sommes pas venus à bout de tes fromages et nous avons jeté un pot avant le passage des douaniers: ils ont des chiens redoutables!
Pascal:
je mets tes nerfs à rude épreuve je sais; reste zen et gros bisous
Papa, maman Florent:On est tous contents de le revoir. Il a la coupe de mer (sabot tonte à 1 cm)
Rabat au petit matin
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