Youhou Ibiza

Nous voici à Ibiza .
Musique
Ce n’était pas une étape prévue mais une météo hostile nous a imposé  un mouillage au milieu de la baie de San Antoni non loin des discothèques où fourmille une jeunesse bronzée , tatouée et bruyante la nuit. Nous aussi d’ailleurs surtout quand on relève l’ancre à 5 heures du mat et que l’on vient se réfugier comme d’autres bateaux voisins chahutés au mouillage, au quai d’embarcadère des ferries. Mauvais emplacement évidemment mais urgence oblige.
Quelques heures plus tard deux employés du port de commerce viennent relever nos papiers, photographier le bateau, et nous demandent de nous acquitter du stationnement de 190 € , le tarif des bateaux commerciaux ! Sinon… c’est la Guardia Civil.
Nous pouvions nous imaginer pour ce prix demander la grue pour sortir nos bagages et le lounge de réception pour ….qui du reste ; nos clients, notre staff ?
Nos voisins hollandais un peu estomaqués ne discutent pas le prix . Le voisin catalan  tout seul sur sa vedette traite les autorités de « cam…quelque chose » et sans parler espagnol nous comprenons parfaitement  son point de vue sur la question. Du coup nous décidons de le faire à l’espagnol : si , si no,problemo, manana…  et nous disparaissons discrètement pour nous mettre à la marina voisine tout de même plus abordable.
Un grillage sépare les deux quais (photo). Nous sommes depuis deux jours du bon côté et attendons la fenêtre météo et espérons que nous pourrons rattraper le temps perdu par un vent favorable même si l’accalmie n’est pas vraiment annoncée.
Nous bricolons le bateau et améliorons  les installations et puis il faut aller plonger pour récupérer l’ancre que nous avons dû scier pour nous dégager du mouillage de pleine nuit. Il semble que, pas de chance, nous ayons accroché le seul bloc rocheux ou béton de la baie au fond sablonneux. L’aventure continue et les imprévus ne manquent pas mais notre équipe fait corps et le vin espagnol n’est pas mauvais.
Anne+